Ferrari critiquée à Miami, la livrée bleu-blanc-rouge divise les fans
À l’occasion du Grand Prix de Miami 2025, Ferrari a dévoilé une livrée bleu-blanc-rouge inédite sur ses monoplaces. Un clin d’œil à l’histoire de la marque, mais qui a suscité de vives réactions parmi les supporters et sur les réseaux sociaux. Retour sur une opération de communication risquée, entre tradition et innovation.
Une Ferrari méconnaissable sur la piste
C’est sous le soleil éclatant de Miami que les Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton sont apparues, samedi 3 mai, parées d’une robe bleu-blanc-rouge. Cette livrée spéciale, conçue pour célébrer les liens historiques entre Ferrari et les États-Unis, tranche radicalement avec le traditionnel « rosso corsa » qui fait la légende de la Scuderia.
Sur la grille de départ, la surprise est totale. Les fans présents dans les tribunes et les téléspectateurs du monde entier peinent à reconnaître les monoplaces de Maranello, habituellement synonymes de rouge éclatant.
Un hommage à l’histoire… ou une trahison des racines ?
Selon la direction de Ferrari, cette initiative vise à rappeler que la marque a déjà couru sous d’autres couleurs lors de ses débuts en compétition, notamment le bleu et le blanc lors des 24 Heures du Mans dans les années 1960.
« Nous voulons montrer que Ferrari sait innover tout en respectant son histoire », a expliqué Frédéric Vasseur, directeur de la Scuderia.
Mais pour de nombreux tifosi, ce choix passe mal. Sur X (ex-Twitter), les critiques fusent :
- « On dirait une écurie américaine ! »
- « Ferrari, c’est le rouge, point final. »
Des performances mitigées sur la piste
Au-delà de l’aspect esthétique, le week-end de Miami n’a pas souri à Ferrari.
- Charles Leclerc, gêné par des soucis de réglages, n’a pu faire mieux que 5e lors de la course sprint, tandis que Lewis Hamilton, désormais chez Ferrari, a sauvé l’honneur avec une 3e place.
- La livrée spéciale n’a pas porté chance à la Scuderia, qui voit McLaren et Red Bull s’imposer comme les équipes à battre sur le circuit américain.
Une opération de communication à double tranchant
Pour Ferrari, l’objectif était aussi de séduire le public américain, de plus en plus friand de Formule 1 depuis le succès de la série Netflix « Drive to Survive ».
La marque italienne multiplie les opérations marketing outre-Atlantique : ouverture de boutiques, événements exclusifs, partenariats avec des stars locales…
Mais la réaction des fans européens rappelle que l’identité visuelle de Ferrari reste un sujet sensible.
« C’est bien de vouloir conquérir de nouveaux marchés, mais il ne faut pas oublier ses racines », estime un journaliste spécialisé.

L’avis des pilotes et du paddock
Interrogés sur la nouvelle livrée, Charles Leclerc et Lewis Hamilton se sont montrés diplomates.
- « C’est sympa de changer un peu, mais le rouge, c’est Ferrari », a glissé Leclerc, sourire en coin.
- Hamilton, pour sa part, a salué « une initiative originale » mais a rappelé son attachement à l’histoire de la marque.
Dans le paddock, les avis sont partagés. Certains saluent l’audace de Ferrari, d’autres y voient une concession au marketing qui brouille l’image de la Scuderia.
Analyse : tradition contre modernité
La polémique autour de la livrée de Miami illustre le dilemme auquel sont confrontées les grandes marques historiques : comment innover et séduire de nouveaux publics sans perdre son âme ?
Pour Ferrari, le rouge n’est pas qu’une couleur, c’est un symbole, un mythe. Toute tentative de le remettre en cause suscite des réactions passionnées.
Conclusion
Le Grand Prix de Miami 2025 restera dans les mémoires autant pour la livrée inédite de Ferrari que pour les débats qu’elle a suscités. Entre tradition et innovation, la Scuderia cherche à écrire une nouvelle page de son histoire, sans renier ce qui fait sa légende.
Reste à savoir si les tifosi accepteront ce virage ou réclameront le retour au « vrai » rouge Ferrari.
