Arrestation de manifestants contre le tournage de Gal Gadot au Royaume-Uni
Cinq personnes interpellées, tensions autour de la production cinématographique et du conflit israélo-palestinien
Cinq personnes ont été arrêtées mercredi 28 mai dans le sud de l’Angleterre après avoir perturbé le tournage d’un film mettant en vedette l’actrice israélienne Gal Gadot. Les manifestants, qui protestaient contre la présence de l’actrice en raison de son soutien affiché à Israël, ont été placés en garde à vue pour harcèlement et entrave à l’accès à un lieu de travail. Cet incident met en lumière la montée des tensions autour de la production cinématographique internationale sur fond de conflit israélo-palestinien.
Un tournage sous haute tension
Le film, dont le titre n’a pas été révélé par la production, devait tourner plusieurs scènes dans la région de Brighton. Dès l’annonce de la présence de Gal Gadot, connue pour ses rôles dans « Wonder Woman » et « Fast & Furious », des groupes pro-palestiniens ont appelé à manifester, dénonçant l’engagement public de l’actrice en faveur de l’armée israélienne.
Mercredi matin, une cinquantaine de manifestants se sont rassemblés à l’entrée du plateau de tournage. Selon la police locale, plusieurs d’entre eux ont tenté de bloquer l’accès aux camions techniques et d’empêcher l’équipe de filmer. Des slogans hostiles à Israël et à Gal Gadot ont été scandés, tandis que des banderoles appelaient au boycott du film.
L’intervention des forces de l’ordre
Face à la montée de la tension, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour sécuriser le site et rétablir le calme. Cinq personnes, identifiées comme les meneurs de la manifestation, ont été interpellées pour harcèlement, trouble à l’ordre public et entrave à l’activité professionnelle. Elles ont été placées en garde à vue dans l’attente de leur présentation devant un magistrat.

La police a précisé que le tournage avait pu reprendre dans l’après-midi, mais sous surveillance renforcée. La production a remercié les autorités pour leur réactivité et a rappelé son attachement à la liberté d’expression, tout en condamnant les actes de violence ou d’intimidation.
Une polémique qui dépasse le cinéma
Cet incident s’inscrit dans un contexte de tensions accrues autour du conflit israélo-palestinien, qui trouve des répercussions jusque dans le monde du spectacle. Gal Gadot, ancienne Miss Israël et ex-membre de l’armée israélienne, est régulièrement la cible de campagnes de boycott et de critiques sur les réseaux sociaux. En 2021 déjà, la sortie de « Wonder Woman 1984 » avait été perturbée dans plusieurs pays du Moyen-Orient pour des raisons similaires.
Les associations pro-palestiniennes britanniques ont dénoncé une « répression de la solidarité avec la Palestine » et appelé à poursuivre la mobilisation. De leur côté, des organisations juives et pro-israéliennes ont exprimé leur inquiétude face à la montée de l’antisémitisme et des actes hostiles à l’encontre d’artistes d’origine israélienne.
Le cinéma, terrain d’affrontement politique
Pour les professionnels du cinéma, ces événements posent la question de la liberté artistique et de la sécurité des tournages internationaux. Plusieurs syndicats ont appelé à garantir la protection des équipes et à éviter toute forme de censure ou d’intimidation. « Les artistes doivent pouvoir travailler en toute sécurité, quelles que soient leurs origines ou leurs opinions », a déclaré un représentant du British Film Institute.
La production du film a confirmé son intention de poursuivre le tournage selon le calendrier prévu, tout en restant vigilante face aux risques de nouvelles perturbations.
Conclusion
L’arrestation de cinq manifestants lors du tournage d’un film avec Gal Gadot au Royaume-Uni illustre la politisation croissante du secteur culturel sur fond de conflit international. Entre liberté d’expression, sécurité et respect des opinions, le cinéma se retrouve une nouvelle fois au cœur des débats de société.
