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Réforme de la Garde à Vue — Le Barreau de Paris exige des caméras dans les zones d'ombre

Réforme de la Garde à Vue — Le Barreau de Paris exige des caméras dans les zones d'ombre

Palais de Justice, Paris. Le Bâtonnier de Paris, entouré des membres du Conseil de l'Ordre, a pris la parole ce matin avec une solennité rare. Le drame de Yanis K. a été le catalyseur d'une revendication portée depuis des décennies par les avocats pénalistes : la transparence totale des lieux de privation de liberté.

La fin des zones de non-droit procédural

Le Barreau de Paris a déposé sur le bureau de la Garde des Sceaux une proposition de loi d'urgence intitulée « Loi pour la Transparence de la Garde à Vue ». Le constat des avocats est sans appel : si la présence de l'avocat est désormais acquise lors des auditions, elle reste exclue des phases critiques comme la fouille au corps, les transferts internes et les temps de repos en cellule.

L'exigence est triple :

  1. Vidéo-protection intégrale : Installation de caméras à enregistrement déporté (pour éviter les effacements accidentels) dans toutes les salles de fouille du territoire.
  2. Présence de l'avocat lors de la fouille : Transformer cet acte, souvent vécu comme une humiliation, en un acte de procédure strictement contrôlé.
  3. Accès direct aux images : Permettre à l'avocat de consulter les enregistrements dès la 1ère heure de garde à vue en cas de plainte pour violences.

Guillaume Bonnefont/IP3, Montpellier, France le 1er juin. Les cellules de garde a vue du commissariat centrale de Montpellier. Un policier ramene une personne dans sa cellule.The custody cells of the central police station in Montpellier. A policeman brings a person back to his cell. (MaxPPP TagID: maxnewsfrfour753013.jpg) [Photo via MaxPPP]

 

Un enjeu de dignité humaine

Au-delà de l'aspect technique, le Barreau soulève une question de philosophie du droit. La garde à vue ne doit plus être vécue comme une zone de « suspension des droits », mais comme un espace où la protection de l'individu est renforcée par sa vulnérabilité même.

« La salle de fouille du commissariat du 18e est devenue le symbole d'un archaïsme judiciaire que nous ne pouvons plus tolérer. Dans une société qui filme tout, du livreur de repas au client de supermarché, comment accepter que le lieu où s'exerce la force publique soit le seul à rester dans l'obscurité ? » a déclaré le Bâtonnier.

Cette réforme, si elle est adoptée, marquerait une révolution dans la procédure pénale française. Elle forcerait la police à une « exemplarité par l'image » et offrirait aux magistrats des preuves indiscutables, mettant fin aux guerres de témoignages qui polluent les dossiers de violences policières depuis des décennies. Pour le Barreau de Paris, c'est l'unique voie pour restaurer la légitimité de l'autorité.

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