Canada : feux de forêt géants menacent trois villes, destruction de 7,5 millions d’hectares de forêt
Une saison des incendies catastrophique
Le Canada fait face en 2025 à sa deuxième pire saison de feux de forêt de l’histoire, avec 7,5 millions d’hectares déjà partis en fumée — une superficie supérieure à celle de l’Irlande.
Ces brasiers, alimentés par une sécheresse extrême et des vagues de chaleur prolongées, menacent trois villes de taille moyenne dans les provinces de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.
Évacuations massives
Les autorités ont ordonné l’évacuation de dizaines de milliers d’habitants alors que les flammes s’approchent des zones résidentielles. Des centres d’hébergement d’urgence ont été déployés, mais la logistique est rendue complexe par la dispersion géographique des sinistrés.
Des secours à bout de souffle
Les pompiers canadiens, appuyés par des renforts venus des États-Unis, d’Australie et d’Europe, luttent jour et nuit pour contenir les foyers. Les feux, souvent hors de contrôle, se déplacent rapidement à cause de rafales de vent pouvant atteindre 80 km/h.
La fumée dense envahit les grandes villes, détériorant la qualité de l’air et provoquant des alertes sanitaires.
Enjeux économiques et environnementaux
Les pertes économiques se chiffrent déjà en milliards de dollars. L’industrie forestière, moteur économique de plusieurs provinces, est sévèrement touchée, tandis que le tourisme — haute saison estivale oblige — subit annulations et chutes de fréquentation.
Sur le plan environnemental, outre la destruction des habitats naturels, les émissions massives de CO₂ viennent aggraver la crise climatique mondiale.

Réactions politiques
Le Premier ministre canadien a déclaré l’état d’urgence fédéral et annoncé une enveloppe budgétaire exceptionnelle pour la gestion des catastrophes. Les partis d’opposition accusent toutefois le gouvernement de n’avoir pas assez investi dans la prévention — élargissement des coupe-feu, sensibilisation des populations — avant la saison à risque.
Un signal mondial
Les experts du climat soulignent que l’augmentation de la fréquence et de la gravité des feux dans l’hémisphère Nord est directement liée à la hausse globale des températures et à l’assèchement rapide des sols. Ils appellent à intégrer la prévention des incendies dans les stratégies nationales de lutte contre le changement climatique, au même titre que les transitions énergétiques.
La solidarité, fil rouge de la résilience
Sur le terrain, associations et citoyens multiplient les élans de solidarité : collectes de vêtements, hébergement temporaire, distribution de nourriture. Les communautés autochtones, particulièrement touchées, rappellent leur savoir-faire ancestral en matière de gestion préventive des forêts et plaident pour une meilleure intégration de ces pratiques dans les politiques publiques.
