Grande Barrière de Corail : Le rapport de l'ONU entre espoir scientifique et urgence climatique
BRISBANE, AUSTRALIE — Le rapport publié ce matin par le GIEC et l'UNESCO offre un portrait nuancé, mais vital, de la santé des océans. Pour la première fois depuis une décennie, les scientifiques observent une régénération partielle des coraux dans les zones protégées du Nord de l'Australie. Ce succès est le fruit d'une opération de "géo-ingénierie douce" sans précédent : l'insémination massive de larves de coraux résistants à la chaleur.
La technologie au secours de la vie marine
Le programme "Coral Hope 2026" utilise des drones sous-marins autonomes pour replanter des fragments de coraux cultivés en laboratoire. Ces souches, sélectionnées pour leur résilience thermique, montrent un taux de survie de 85 % malgré des eaux dont la température reste supérieure aux normales saisonnières. « Nous ne réparons pas le passé, nous construisons un écosystème capable de survivre au futur », souligne le rapport.

Le spectre du blanchiment global
Malgré ces victoires locales, le rapport de l'ONU reste alarmant sur la situation globale. Si la Grande Barrière respire à nouveau, les récifs d'Asie du Sud-Est et des Caraïbes continuent de s'étioler à une vitesse préoccupante. L'acidification des océans reste le tueur silencieux que même les meilleures technologies de restauration ne peuvent stopper. L'urgence d'une réduction drastique des émissions de CO2 demeure la conclusion inévitable de ce document de 500 pages.
