Pakistan frappé par la mousson : 30 morts en 24h, bilan catastrophique et réponses officielles
Une mousson « inhabituellement forte » qui dévaste le Pakistan
Le Pakistan traverse une crise climatique majeure depuis le début de la saison des pluies estivales. En l’espace de 24 heures, les autorités ont confirmé la mort de 30 personnes, portant à plus de 320 le nombre total de victimes depuis le début des précipitations intenses qualifiées d’« inhabituelles » par les experts météorologiques pakistanais. Ces pluies torrentielles ont provoqué inondations brutales et glissements de terrain, emportant routes, habitations et infrastructures vitales.
Les zones les plus touchées se situent dans le sud et le centre du pays, notamment dans les provinces du Sindh et du Baloutchistan, où la résilience des infrastructures est souvent insuffisante face à des événements climatiques extrêmes. Près de la moitié des victimes recensées sont des enfants, fragilisés par la vulnérabilité sanitaire et sociale de ces régions.
Impact humanitaire et logistique
Face à cette catastrophe, l’accès aux secours est rendu difficile par l’isolement de certains villages coupés du monde par les crues. Les équipes de secours, appuyées par l’armée pakistanaise, s’efforcent de déployer rapidement des moyens terrestres et aériens pour évacuer les populations en danger, distribuer nourriture, eau potable et médicaments.
Un nombre important de personnes sont également déplacées à l’intérieur du pays, engendrant une crise humanitaire qui s’ajoute aux problèmes préexistants de pauvreté et d’accès aux soins. Les conditions sanitaires dans les camps provisoires alarmant les ONG internationales, les risques d’épidémies augmentent considérablement.

Causes et contexte climatique
Les experts relient cette intensification des moussons à des phénomènes climatiques globaux dérivés du changement climatique, notamment l’augmentation de la température de surface des eaux de la mer d’Arabie. Cette situation modifie les patterns de précipitations, amplifiant leur fréquence et leur intensité.
Pour les autorités pakistanaises, ces épisodes renforcent la nécessité de plans d’infrastructures résistantes et d’une meilleure préparation aux catastrophes naturelles à court, moyen et long terme. L’appel à la communauté internationale est lancé pour renforcer la gestion des risques et financer des projets d’adaptation climatique.
Réponses politiques et mobilisation nationale
Le gouvernement a décrété plusieurs jours de deuil national et a promis un soutien accru aux victimes et à leurs familles. Des fonds d’urgence ont été débloqués pour reconstruire les infrastructures détruites et améliorer le système d’alerte précoce.
Cette catastrophe climatique vient s’ajouter aux défis sécuritaires, économiques et sociaux du pays, gravant dans la mémoire collective une nouvelle alerte rouge sur l’impact réel du changement climatique dans les pays vulnérables.
