Trump va autoriser l’exploitation de millions d’hectares de forêts intactes – Un tournant environnemental majeur aux États-Unis
Le gouvernement américain, sous l’impulsion de Donald Trump, s’apprête à révoquer une mesure de 2001 qui protégeait plus de 20 millions d’hectares de forêts intactes sur le territoire national. Cette décision, annoncée le 25 juin 2025, marque un tournant dans la politique environnementale des États-Unis et suscite une vague d’indignation parmi les défenseurs de la nature, les scientifiques et les communautés autochtones. Au-delà de la controverse immédiate, ce choix pose la question du rapport entre développement économique, souveraineté nationale et préservation du patrimoine naturel mondial.
Les faits : une protection remise en cause
Depuis plus de deux décennies, le « Roadless Rule » interdisait la construction de routes et l’exploitation forestière sur près d’un tiers des terres gérées par le Service national des forêts.
La nouvelle administration souhaite lever ces restrictions, arguant de la nécessité de relancer l’économie, de créer des emplois et de garantir l’indépendance énergétique du pays.
Les industriels du bois, de l’énergie et des infrastructures saluent la décision, tandis que les ONG environnementales dénoncent un « retour en arrière » catastrophique.
Les enjeux écologiques et climatiques
Les forêts concernées, situées principalement en Alaska, dans l’Ouest et le Sud des États-Unis, abritent une biodiversité exceptionnelle et jouent un rôle crucial dans la régulation du climat.
- Stockage du carbone : La destruction de ces écosystèmes libérerait des millions de tonnes de CO₂, aggravant le réchauffement climatique.
- Protection de la faune et de la flore : De nombreuses espèces menacées dépendent de ces forêts pour leur survie.
- Régulation des cycles de l’eau et des sols : Les forêts intactes préviennent l’érosion, les inondations et les sécheresses.

Les conséquences sociales et politiques
La mesure divise profondément la société américaine.
- Communautés autochtones : Beaucoup s’opposent à l’exploitation de leurs terres ancestrales, invoquant la protection de leur mode de vie et de leur patrimoine culturel.
- États fédérés : Certains gouverneurs, notamment en Alaska, soutiennent la décision, tandis que d’autres annoncent des recours juridiques.
- Opinion publique : Les sondages montrent une majorité d’Américains attachés à la préservation des grands espaces naturels.
Analyse professionnelle : développement, souveraineté et responsabilité mondiale
La décision de l’administration Trump relance le débat sur la souveraineté des États face aux enjeux environnementaux globaux.
- Développement économique vs. préservation : Peut-on concilier exploitation des ressources et protection des écosystèmes ?
- Leadership international : Les États-Unis risquent de perdre leur crédibilité dans les négociations climatiques et de fragiliser les efforts mondiaux de lutte contre la déforestation.
- Innovation et transition : Les experts appellent à investir dans des filières durables, à promouvoir l’écotourisme et à valoriser les services écosystémiques.
Vers une mobilisation citoyenne et internationale ?
Face à la menace, les ONG, les scientifiques et les communautés locales multiplient les actions : pétitions, recours en justice, campagnes de sensibilisation.
La pression internationale pourrait jouer un rôle, notamment dans le cadre des accords climatiques et des partenariats pour la biodiversité.
Conclusion
L’autorisation d’exploiter des millions d’hectares de forêts intactes aux États-Unis est un test pour la capacité des sociétés à arbitrer entre croissance et préservation.
Le choix de l’administration Trump aura des conséquences durables pour l’environnement, le climat et l’image des États-Unis sur la scène mondiale.
Plus que jamais, la question du progrès se conjugue à celle de la responsabilité collective et du respect du vivant.
