BIS : France 2026 : Le "Mur budgétaire" et la menace d'une procédure pour déficit excessif
L'impasse des chiffres : Un déficit à 4,7 % du PIB
L'annonce est tombée comme un couperet en ce début d'année : le déficit public de la France pour l'exercice 2025 s'établit à 4,7 % du PIB. Malgré les promesses de réduction portées par le gouvernement lors du vote du budget à l'automne dernier, les recettes fiscales ont été moindres que prévu, plombées par une croissance atone de 0,7 %. Bercy se retrouve aujourd'hui sous la surveillance étroite de la Commission européenne, qui pourrait activer la procédure pour déficit excessif dès le printemps.
Une dette record et des besoins de financement massifs
L'Agence France Trésor (AFT) a confirmé que l'État devra emprunter le montant record de 310 milliards d'euros sur les marchés financiers en 2026. Cette situation place la France dans une position de vulnérabilité face à l'augmentation des taux d'intérêt, qui alourdit mécaniquement la charge de la dette. Le gouvernement doit désormais naviguer entre deux impératifs contradictoires : maintenir les services publics et rassurer les investisseurs internationaux sur sa capacité de désendettement.

Les réformes structurelles au pied du mur
Pour 2026, l'exécutif mise sur des réformes de fond pour dégager des économies. Cependant, le climat social reste électrique. Les débats sur la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) montrent une opposition frontale sur les coupes budgétaires dans le secteur de la santé et des aides sociales. La question n'est plus de savoir s'il faut couper, mais où le faire sans provoquer un embrasement social similaire à celui des années précédentes.
