Inflation 2025 : Pourquoi la BCE maintient ses taux à 3,5% malgré la grogne des marchés immobiliers à Paris et Berlin
Le dilemme de Francfort : Stabilité des prix vs croissance
Ce lundi 22 décembre 2025, la Banque Centrale Européenne (BCE) a confirmé le maintien de son principal taux directeur à 3,5%. Pour Christine Lagarde, la mission reste inchangée : ramener l'inflation vers l'objectif structurel de 2%. Pourtant, cette décision provoque une onde de choc, particulièrement dans les secteurs immobiliers français et allemand, où le coût du crédit asphyxie la demande.
Paris et Berlin : Des marchés immobiliers à l'arrêt
À Paris, le volume des transactions a chuté de 15% en un an. Les investisseurs, confrontés à des taux d'emprunt dépassant les 4% pour les particuliers, délaissent l'ancien. À Berlin, la situation est plus critique encore : le secteur de la construction neuve est en récession, les promoteurs étant incapables de rentabiliser les projets face aux coûts des matériaux et au loyer de l'argent.
L'inflation sous-jacente reste "collante"
Pourquoi ne pas baisser les taux ? La BCE pointe du doigt l'inflation des services et la hausse des salaires en zone euro (+4,2% en moyenne). Si l'énergie s'est stabilisée, la pression sur les salaires risque de créer une boucle prix-salaires que Francfort veut briser à tout prix, quitte à sacrifier la croissance du PIB à court terme.
