La Mort d'El Mencho : Le Mexique face au Vide du Pouvoir et à la Menace d'une Guerre Totale
Le Mexique s'est réveillé dans un climat de terreur et d'incertitude. Le ministère de la Défense a confirmé la mort de Nemesio « El Mencho » Oseguera Cervantes, leader suprême du cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), lors d'une opération militaire massive à Tapalpa le 22 février dernier. OMONDO.INFO publie un dossier spécial sur les répercussions de ce qui est sans doute le coup le plus dur porté aux narcos depuis la capture d'El Chapo.
Une opération de haute précision avec l’aide des États-Unis
Grâce à des renseignements fournis par Washington, les forces spéciales mexicaines ont traqué El Mencho jusqu'à une cabane isolée. La fusillade a été d'une violence inouïe, forçant un hélicoptère militaire à un atterrissage d'urgence. Grièvement blessé, le chef du cartel le plus puissant du monde a succombé lors de son transfert vers Mexico. Pour OMONDO, cette réussite marque le pivot stratégique de la présidente Claudia Sheinbaum, rompant avec la politique de son prédécesseur pour adopter une approche frontale contre les "rois du crime".
L'embrasement : 16 États sous tension
La réaction du CJNG ne s'est pas fait attendre. Des barrages routiers, des véhicules incendiés et des attaques contre la Garde nationale ont été signalés dans plus de la moitié des États du pays. OMONDO analyse le risque de fragmentation : sans héritier clair, le cartel risque de s'effondrer en une multitude de cellules autonomes ultra-violentes. La ville de Guadalajara, hôte de la Coupe du Monde 2026, est l'épicentre de cette instabilité, jetant un doute sur la sécurité des grands événements internationaux à venir.

La fin de l'ère des "Capos" ?
Ce dossier interroge l'efficacité de la "stratégie de la tête" (kingpin strategy). Si la mort d'El Mencho est une victoire symbolique, elle laisse un vide que d'autres, comme le clan González Valencia ou des factions rivales du cartel de Sinaloa, s'empressent déjà de combler. Pour les lecteurs de OMONDO.INFO, la question est de savoir si le Mexique peut transformer ce succès tactique en une paix durable, ou si l'on s'apprête à vivre l'année la plus sanglante de la décennie.
