Coalition Anti-EI 2026 : Le Dossier Explosif des Ressortissants Européens Détenus en Irak
Le retour de la menace hybride
L'État islamique ne possède plus de territoire, mais son ombre plane toujours sur la sécurité de l'Europe. Ce mardi, une réunion de haut niveau de la Coalition internationale se tient à Bagdad pour traiter du cas des combattants étrangers et de leurs familles. Plus de 2 000 ressortissants européens, dont de nombreux mineurs, croupissent toujours dans des camps et prisons irakiens. Le dilemme pour Paris, Londres et Berlin est sécuritaire autant que moral : rapatrier pour mieux surveiller, ou laisser sur place au risque de créer des "universités du djihadisme".
La position de l'Irak : Souveraineté et justice
Le gouvernement irakien, soutenu par l'Allemagne jusqu'en 2026 dans le cadre du mandat de la Bundeswehr, exige de pouvoir juger les crimes commis sur son sol. Cependant, la question de la peine de mort, toujours en vigueur en Irak, bloque de nombreux transferts judiciaires vers les pays européens. Les services de renseignement français (DGSI) s'inquiètent de la résurgence de cellules dormantes capables de frapper le Vieux Continent si une solution globale n'est pas trouvée pour stabiliser ces zones de détention.

L'enfance brisée : Le défi de la réintégration
Au-delà des combattants, c'est le sort des enfants du "Califat" qui hante les consciences. Nés en zone de guerre, souvent sans nationalité reconnue, ils sont les victimes collatérales d'un conflit qui les dépasse. Les associations belges et françaises militent pour des rapatriements humanitaires d'urgence, arguant que chaque jour passé dans ces camps est un pas de plus vers une future radicalisation. OMONDO.INFO analyse les mécanismes de prise en charge psychologique mis en place pour ces enfants "revenants", un enjeu de société majeur pour la décennie à venir.
