Crise en RDC : Pourquoi l'Union Européenne rompt officiellement sa coopération militaire avec le Rwanda
Le 26 février 2026 restera dans les annales de la diplomatie africaine comme le jour où Bruxelles a enfin "choisi son camp" dans le conflit qui déchire l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Par une décision historique du Conseil européen, l'Union Européenne a annoncé la suspension immédiate de tout programme de coopération militaire et de financement sécuritaire avec le Rwanda. Cette mesure, longtemps réclamée par Kinshasa, marque un tournant dans la gestion des crises sécuritaires sur le continent.
Le poids des preuves : Le rapport de trop
L'analyse d'OMONDO.INFO révèle que cette rupture n'est pas fortuite. Elle fait suite à la fuite d'un rapport satellitaire ultra-précis montrant l'implication directe d'unités régulières des forces de défense rwandaises (RDF) dans la prise stratégique de nouveaux centres miniers au Nord-Kivu, aux côtés des rebelles du M23. En 2026, l'Europe ne peut plus fermer les yeux sur le lien direct entre l'instabilité en RDC et l'approvisionnement en minerais critiques (Coltan, Cobalt) nécessaires à sa propre transition énergétique.
"Nous ne pouvons pas financer la paix d'un côté et fermer les yeux sur le soutien à la guerre de l'autre", a déclaré le porte-parole de la Commission. Cette décision fragilise Paul Kagame, longtemps perçu comme le "chouchou" des bailleurs de fonds occidentaux pour sa gestion rigoureuse et sa stabilité apparente.

L’enjeu économique : La guerre des mines
Derrière la rhétorique humanitaire se cache une bataille féroce pour le contrôle des ressources. En isolant le Rwanda, l'UE tente de sécuriser des contrats directs avec la RDC pour court-circuiter les réseaux de contrebande. Pour OMONDO.INFO, c'est une stratégie de "sourcing propre" qui s'impose en 2026. L'Europe veut garantir que les batteries de ses voitures électriques (voir Article 12 sur VinFast) ne sont pas tachées du sang des civils congolais.
Perspective pour la RDC
Pour le gouvernement congolais, c'est une victoire diplomatique majeure. Cependant, le plus dur reste à faire : transformer ce soutien international en une capacité réelle de sécurisation du territoire. Si le départ des conseillers militaires européens du Rwanda crée un vide, qui viendra le combler ? On murmure déjà que des sociétés de sécurité privées est-européennes ou des instructeurs chinois pourraient profiter de cette brèche.
