Crise Énergétique à Cuba : Charbon de bois et panneaux solaires, le "système D" face au black-out
À La Havane, ce 13 février 2026, le quotidien est rythmé par le vrombissement des groupes électrogènes et le silence des quartiers plongés dans le noir. Confrontée à la chute de son allié vénézuélien et à la vétusté extrême de ses centrales thermiques, l'île subit des coupures d'électricité dépassant les 12 heures par jour. Dans ce chaos énergétique, deux solutions extrêmes émergent : le retour au charbon de bois pour les plus pauvres et la ruée vers le solaire pour les plus fortunés.
Le prix exorbitant de la survie
Sur les marchés informels de la périphérie de la capitale, le sac de charbon de bois atteint désormais 2 600 pesos, soit la moitié du salaire mensuel moyen. Les familles utilisent des braseros artisanaux pour cuisiner, faute de gaz ou d'électricité. C'est un bond en arrière social dramatique que documente OMONDO. Parallèlement, le gouvernement tente une transition forcée vers le photovoltaïque avec l'aide de la Chine, mais les installations privées coûtent au minimum 2 000 dollars, un montant inaccessible pour 90% de la population.

Un exode massif et une économie en lambeaux
La crise énergétique a des conséquences humaines dévastatrices. En cinq ans, plus d'un million de Cubains ont fui l'île, soit 13% de la population. Les écoles et universités ont dû basculer vers des cours virtuels (quand la connexion le permet) pour réduire la consommation nationale. Cuba se trouve aujourd'hui dans une impasse : sans investissements étrangers massifs dans ses réseaux, le pays risque l'effondrement total de son infrastructure civile, transformant la perle des Antilles en une terre d'obscurité permanente.
