Les Philippines et l'UE : Un accord commercial stratégique pour sécuriser la "Guerre des Puces"
Manille, 18 février 2026.
Une page se tourne dans le Pacifique. Après des mois de négociations discrètes, les Philippines et l'Union européenne ont annoncé ce matin la signature d'un protocole d'accord pour un libre-échange renforcé. Omondo.info analyse pourquoi cet archipel est devenu le nouveau pivot de la stratégie européenne pour contrer la domination chinoise sur les semi-conducteurs.
Manille, alternative crédible à Taïwan ?
Face aux menaces constantes sur le détroit de Taïwan, les Européens cherchent désespérément à diversifier leurs sources d'approvisionnement en puces électroniques. Les Philippines disposent d'une main-d'œuvre qualifiée et de zones économiques spéciales déjà performantes dans l'assemblage électronique. L'accord prévoit des investissements européens massifs dans des usines de "gravure fine" pour garantir une autonomie stratégique à l'UE en cas de conflit majeur en Asie du Sud-Est.

Droits de l'Homme et pragmatisme économique
Pendant longtemps, les relations entre Bruxelles et Manille étaient tendues à cause des questions de droits de l'homme. En 2026, le réalisme géopolitique semble avoir pris le dessus. Si l'UE maintient des clauses de surveillance démocratique, elle privilégie désormais la sécurisation de ses chaînes de valeur. « Nous préférons un partenaire exigeant à une dépendance totale vis-à-vis d'un bloc hostile », confie un diplomate européen à Omondo.info.
La réaction de Pékin
Sans surprise, la Chine a immédiatement réagi en dénonçant une "mentalité de guerre froide" de la part des Européens. La mer de Chine méridionale, où les tensions restent quotidiennes entre navires philippins et chinois, sera le véritable test de cet accord : l'UE sera-t-elle prête à protéger militairement ses nouvelles routes commerciales ?
