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PEUT-ON DÉPOLITISER LES UNIVERSITÉS ? LE CAMPUS ENTRE LIBERTÉ D'ÉCHANGE ET RISQUE D'OCCULTATION

PEUT-ON DÉPOLITISER LES UNIVERSITÉS ? LE CAMPUS ENTRE LIBERTÉ D'ÉCHANGE ET RISQUE D'OCCULTATION

Le Campus : Un sanctuaire sous haute surveillance

L'Université est, par essence, le lieu de la disputatio : l'échange contradictoire, la remise en question des savoirs et l'éveil de la conscience critique. Pourtant, en ce 25 février 2026, une question brûlante agite le débat public : l'Université française est-elle devenue trop politique, ou au contraire, cherche-t-on à la "neutraliser" au point d'étouffer la pensée ? Pour OMONDO.INFO, la dépolitisation des campus est un concept aussi séduisant qu'illusoire.

L’illusion de la neutralité absolue

Vouloir "dépolitiser" l'université suppose qu'il existerait un savoir "pur", déconnecté des réalités de la cité. Or, l'histoire, la sociologie, le droit ou l'économie sont intrinsèquement liés à la structure de la société. Un campus sans politique est un campus sans vie intellectuelle. L'amphithéâtre doit rester un espace où toutes les idées, même les plus radicales, peuvent être disséquées par la raison.

Le danger en 2026 n'est pas la politique en soi, mais la polarisation dogmatique. Lorsque le débat est remplacé par l'anathème, lorsque certaines conférences sont annulées sous la pression ou que des enseignants s'autocensurent par peur des réseaux sociaux, c'est la liberté académique qui recule. La dépolitisation ne devrait pas signifier le silence, mais le retour à une "politique de l'intelligence" : le droit de débattre sans être réduit au silence.

La Liberté en danger : Entre "Cancel Culture" et "Répression Administrative"

Le campus est aujourd'hui pris en étau entre deux forces contraires :

  1. L'activisme exclusif : Des groupes de pression qui tentent d'imposer une pensée unique sur certains sujets (écologie, identité, géopolitique), transformant l'université en un tribunal militant.
  2. Le contrôle technocratique : Une volonté de l'État et des directions d'universités de lisser les discours pour protéger "l'image de marque" des établissements ou éviter les vagues médiatiques, réduisant l'étudiant à un simple client-usager.

Quel genre de corruption au sein des universités publiques et privés ?

 

Pour une Université de la Liberté

Peut-on dépolitiser les amphis ? La réponse est non, et cela ne serait pas souhaitable. L'Université doit rester le poumon politique de la nation. En revanche, il est urgent de ré-institutionnaliser le débat. Cela passe par la protection rigoureuse de la liberté d'expression de chacun, la garantie que la controverse scientifique ne soit pas étouffée par le cri militant, et que l'institution reste un lieu où l'on apprend à penser contre soi-même autant que contre les autres.

Conclusion OMONDO : L'Université comme baromètre de la démocratie

Si l'Université meurt en tant que lieu de liberté, c'est la démocratie tout entière qui s'assèche. En 2026, le défi n'est pas de sortir la politique du campus, mais d'y faire revenir la nuance, la tolérance et la rigueur du débat factuel.

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