Sommet d'Égypte – Trump et Sissi relancent la paix au Moyen-Orient
Ce lundi 13 octobre 2025, l'Égypte accueille à Charm el-Cheikh un sommet international d'une ampleur inédite, placé sous la présidence du président américain Donald Trump et de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas vendredi, l'espoir d'une sortie progressive du conflit renaît, mobilisant une vingtaine de chefs d'État, le secrétaire général de l'ONU, Emmanuel Macron et la plupart des dirigeants du Moyen-Orient et d'Europe.
L'initiative diplomatique s'inscrit dans un contexte rare d'unité : la libération de 48 otages détenus par le Hamas, attendue au plus tard à la mi-journée, est le geste inaugural d'un basculement régional majeur. À la clé : la promesse que l'échange d'otages et de prisonniers annoncés sera suivie très vite d'une mission internationale de stabilisation dans la bande de Gaza, ainsi que d'un programme massif de reconstruction financé par les grandes puissances.
Dans son allocution en ouverture du sommet, Donald Trump n'a pas masqué sa satisfaction : « La guerre est terminée. Tout le monde est ravi, c'est du jamais vu », at-il martelé à la presse, évoquant une « opportunité unique d'aider le peuple palestinien et de sécuriser la paix ». Son homologue égyptien, qui voit dans ce sommet « le point de départ d'un Moyen-Orient nouveau », mise sur la formation rapide d'une force conjointe sous mandat onusien, qui garantirait la sécurité en place du retrait de l'armée israélienne.

La communauté internationale s'est engagée à fournir une aide humanitaire d'urgence, à commencer par le Royaume-Uni qui officialise une contribution exceptionnelle de 20 millions de livres pour la reconstruction de Gaza. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, insiste : « Le cessez-le-feu n'est qu'une étape, nous sommes prêts à investir sur la durée. »
Mais la suite reste fragile : ni Israël, ni les représentants du Hamas ne sont présents physiquement au sommet, déléguant les négociations à des médiateurs qataris et égyptiens. La crainte d'un retour de la violence, la délicatesse de la libération simultanée des otages et des prisonniers, la sécurisation du territoire et la gestion des ruines laissent planer de sérieuses incertitudes. Malgré tout, la dynamique enclenchée aujourd'hui se veut différente : pour la première fois depuis des années, la diplomatie prend le dessus sur les armes, et l'ensemble des partenaires insistant sur la nécessité de bâtir un nouveau processus de paix régionale durable.
En coulisses, l'Union européenne étudie sa possible participation à la force de stabilisation, envisagée autour de la mission EUBAM Rafah ou des forces Eurocorps, alors que la coordination avec l'ONU et les pays arabes doit encore être précisée. Pour Emmanuel Macron, cette journée marque « une occasion unique pour l'Europe de peser concrètement dans l'Histoire du Moyen-Orient ».
Dans les rues de Tel-Aviv, la tension et l'espoir coexistent : place des Otages, les familles attendent, arborant la « liste de Trump » – symbole du retour attendu de leurs proches. À l'aube, l'histoire dira si la prophétie diplomatique aura été à la hauteur des attentes de la population gazouie, israélienne et internationale.
