EU Chips Act : L'Europe lance sa contre-attaque industrielle face à la domination de Taïwan
Le réveil technologique de l'Union
Ce 9 février 2026 marque un tournant pour la souveraineté numérique du Vieux Continent. Alors que le EU Chips Act 2.0 entre dans sa phase opérationnelle, la Commission européenne vient d'annoncer une nouvelle enveloppe de financements massifs destinée à l'installation de "méga-fabs" sur le sol européen. L'objectif est clair : passer de 10% à 20% de parts de marché mondial d'ici 2030, réduisant ainsi la dépendance critique envers Taïwan et la Corée du Sud.
IA et puces de nouvelle génération
Le cœur de la stratégie repose sur le développement de processeurs à très basse consommation, essentiels pour l'explosion de l'Intelligence Artificielle embarquée. L'alliance entre les géants comme STMicroelectronics, Infineon et les centres de recherche tels que le CEA-Leti à Grenoble permet à l'Europe de se positionner sur les technologies de rupture. Le mécanisme de "funding gap" est activé pour rendre ces investissements colossaux viables face à la concurrence américaine et asiatique.

Un enjeu de défense et d'emploi
Au-delà de l'économie, c'est une question de sécurité nationale. Sans puces produites en Europe, pas de défense autonome, pas de véhicules électriques souverains. Pour Omondo.info, ce plan industriel est aussi une formidable machine à créer des emplois hautement qualifiés. Des milliers d'ingénieurs et techniciens sont attendus pour faire tourner ces usines du futur, ancrant l'innovation au cœur des territoires.
