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IA ET DROITS D'AUTEUR — LE CONSEIL D'ÉTAT SAISI : VERS UNE RÉVOLUTION DU DROIT CULTUREL FACE AUX LLM

IA ET DROITS D'AUTEUR — LE CONSEIL D'ÉTAT SAISI : VERS UNE RÉVOLUTION DU DROIT CULTUREL FACE AUX LLM

Le choc des mondes : Création humaine contre génération algorithmique

Ce 25 février 2026, l'escalade juridique entre les géants de la tech et le monde de la culture atteint son paroxysme. Le Conseil d'État a été officiellement saisi par un collectif regroupant éditeurs de presse, syndicats d'écrivains et agences photographiques. Le grief est fondamental : l'utilisation massive et non rémunérée de leurs œuvres pour l'entraînement des Grands Modèles de Langage (LLM). Pour OMONDO.INFO, cette saisine n'est pas une simple procédure administrative, c'est le procès du siècle sur la valeur de la pensée humaine à l'ère du silicium.

L’exception de « Fouille de données » en question

Au cœur du débat juridique se trouve l'article de la directive européenne sur le droit d'auteur concernant la "fouille de textes et de données" (Text and Data Mining). Les entreprises d'IA affirment que l'entraînement de leurs modèles relève d'un usage transformatif et non d'une copie. Les auteurs, eux, dénoncent un "pillage organisé" qui permet à des machines de générer des contenus concurrents à partir de leur propre travail.

L'expertise de OMONDO révèle que le Conseil d'État devra trancher sur trois points critiques :

  1. La transparence des sources : Obliger les laboratoires d'IA à publier la liste exhaustive des œuvres utilisées pour l'entraînement.
  2. Le droit d'opposition (Opt-out) : Rendre ce droit réellement effectif et techniquement simple pour les créateurs.
  3. La rémunération équitable : Instaurer une redevance au bénéfice des ayants droit, similaire à la "copie privée" ou aux "droits voisins".

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L’impact pour l’industrie de la presse et de l’édition

En 2026, les journaux comme OMONDO.INFO produisent une valeur ajoutée que les IA ne peuvent que synthétiser. Si le Conseil d'État donne raison aux auteurs, cela pourrait forcer les géants du Web à signer des accords de licence globaux se chiffrant en milliards d'euros. À l'inverse, un rejet de la saisine pourrait précipiter la précarisation des métiers de l'esprit, remplacés par une production de masse automatisée.

L’expertise OMONDO : Vers une "Licence Globale IA" ?

La solution pourrait venir d'un compromis technique : le marquage numérique (watermarking) obligatoire de tout contenu généré par IA et une taxe sur la puissance de calcul redistribuée aux secteurs culturels. La France, fidèle à son exception culturelle, joue ici le rôle de laboratoire pour l'ensemble de l'Union Européenne.

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