Informatique Quantique : Le processeur "Condor 2" d’IBM et la menace imminente sur le cryptage bancaire mondial
La rupture technologique de 1 000 qubits
IBM a frappé un grand coup ce mois-ci avec le lancement du Condor 2, un processeur quantique affichant plus de 1 000 qubits. Si cette puissance de calcul promet de révolutionner la recherche médicale ou la science des matériaux, elle ouvre également la "boîte de Pandore" de la cybersécurité. En théorie, un tel processeur, s'il parvient à la stabilité totale, pourrait briser les algorithmes de chiffrement RSA qui sécurisent 90% des communications bancaires mondiales actuelles.
La course à la cryptographie post-quantique (PQC)
Face à cette menace que les experts appellent "Q-Day", les institutions financières n'ont pas attendu. Ce lundi, un consortium de banques centrales a validé la migration vers des standards de cryptographie post-quantique. Il s'agit d'une course contre la montre : les attaquants utilisent déjà la technique du "Harvest Now, Decrypt Later" (Récolter maintenant, décrypter plus tard), consistant à voler des données cryptées aujourd'hui pour les ouvrir dans deux ou trois ans avec les futurs ordinateurs quantiques.

Un enjeu de souveraineté pour l'Europe et l'Asie
La maîtrise de l'ordinateur quantique devient le nouvel équivalent de la bombe atomique au XXe siècle. Les États-Unis, la Chine et l'Union Européenne investissent des milliards pour ne pas dépendre des technologies de leurs rivaux. Pour le lecteur d'Omondo 24, l'enjeu est clair : celui qui possédera l'ordinateur quantique le plus puissant possédera les clés de l'information mondiale.
