Interdiction des PFAS : L'industrie chimique européenne au pied du mur de la "Chimie Verte"
Le "D-Day" de la dépollution industrielle
Ce 5 janvier 2026 marque l'entrée en vigueur de l'interdiction stricte des PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) pour de nombreux secteurs industriels en Europe. Ces "polluants éternels", présents dans tout, des poêles antiadhésives aux composants microélectroniques, sont désormais proscrits en raison de leur toxicité persistante pour l'homme et l'environnement. Pour les géants de la chimie, c'est un défi industriel colossal.
La course aux substituts biodégradables
Le secteur de la chimie fine a dû investir des milliards d'euros pour trouver des alternatives offrant les mêmes propriétés de résistance thermique et d'imperméabilité sans la toxicité associée. Si certains secteurs ont réussi leur transition, d'autres, comme l'aéronautique et l'industrie médicale, bénéficient de dérogations temporaires mais coûteuses. L'enjeu est de prouver que l'Europe peut mener la transition écologique mondiale sans sacrifier sa base industrielle face à des concurrents américains ou indiens moins scrupuleux.

Enjeux de santé publique et batailles juridiques
L'interdiction des PFAS est une victoire majeure pour les associations de défense de l'environnement, qui pointent du doigt les coûts exorbitants du traitement de l'eau polluée. Cependant, des vagues de recours juridiques sont attendues de la part d'industriels qui s'estiment lésés par la rapidité de la mise en œuvre de la mesure. En 2026, la chimie européenne doit se réinventer totalement pour survivre dans un monde qui ne tolère plus les dommages collatéraux environnementaux.
