L’Intelligence Artificielle Générale (IAG) : Un an après le "Grand Basculement", le bilan social
Le passage de l'outil au collaborateur autonome
Il y a tout juste un an, début 2025, le monde basculait de l'IA générative (capable de créer du texte ou des images) à l'IA Générale (IAG), capable de raisonner, de planifier et d'exécuter des tâches complexes de manière autonome. En ce 11 janvier 2026, nous ne parlons plus de "gadgets" technologiques. L'IAG est intégrée au cœur des processus de décision des entreprises du Fortune 500. Elle gère des chaînes logistiques entières, rédige des codes informatiques sans erreur humaine et assure le diagnostic médical de premier niveau avec une précision de 99,8 %. Le choc de productivité est réel, mais il s'accompagne d'un séisme social sans précédent.

La "Grande Migration" des cols blancs
Si les révolutions industrielles précédentes avaient frappé les travailleurs manuels, celle de 2026 s'attaque frontalement aux professions intellectuelles. Les secteurs du droit, de la comptabilité, du courtage et même de la programmation subissent une restructuration brutale. On estime qu'en un an, 15 % des postes de cadres intermédiaires dans les pays de l'OCDE ont été soit supprimés, soit radicalement transformés. La question n'est plus de savoir si l'IA va remplacer l'humain, mais comment l'humain peut encore apporter de la valeur ajoutée dans un monde où la connaissance brute et sa synthèse sont devenues gratuites et instantanées.
L’urgence d’un nouveau contrat social
Face à cette montée en puissance de l'IAG, les gouvernements sont acculés. Les débats sur le Revenu Universel de Subsistance (RUS) ont quitté les cercles utopistes pour devenir des urgences parlementaires. En 2026, la richesse produite par les machines doit être redistribuée pour éviter un effondrement de la demande de consommation. C'est ici que l'idéalisme de figures comme Bily Coby (que nous aborderons dans la Série 3) trouve un écho particulier : comment redonner du sens à l'existence humaine quand le travail n'est plus le pilier central de l'identité sociale ? L'IAG nous force à redevenir des philosophes ou des artistes, sous peine de n'être plus que des consommateurs passifs.
