Marché de l'Énergie : Pourquoi le baril de Brent chute à 67$ malgré les tensions au Moyen-Orient
Londres, 18 février 2026.
Paradoxe sur les marchés financiers. Alors que les tensions restent vives au Sud-Liban et en Mer Rouge, le prix du pétrole (Brent) vient de franchir à la baisse la barre symbolique des 70 dollars. Omondo.info décrypte les raisons de cette chute inattendue qui redonne du pouvoir d'achat aux consommateurs, mais inquiète les pays producteurs.
L'explosion de l'offre non-OPEP
La principale raison est l'arrivée massive sur le marché du pétrole de schiste américain et des nouvelles exploitations en Guyane et au Brésil. L'offre mondiale est aujourd'hui excédentaire par rapport à une demande chinoise qui peine à retrouver ses niveaux de croissance d'avant 2024. L'OPEP+, dirigée par l'Arabie Saoudite, semble avoir perdu son levier de contrôle sur les prix, malgré des coupes de production répétées.
La percée de l'électrique et de l'hydrogène
2026 marque également un point d'inflexion technologique. Pour la première fois, la part des véhicules électriques dans les ventes mondiales a dépassé les 35 %. Cette baisse structurelle de la consommation de carburants fossiles commence à se refléter dans les contrats à terme sur le pétrole. Les investisseurs se détournent massivement de l'or noir pour se positionner sur les métaux critiques (Lithium, Cobalt).

Conséquences géopolitiques
Un baril à 67$ est une catastrophe pour les budgets de la Russie et de l'Iran, qui ont besoin d'un pétrole à 85$ pour équilibrer leurs comptes. Pour l'Europe, c'est une aubaine qui pourrait freiner l'inflation et favoriser la reprise économique au deuxième trimestre 2026.
