Zone Euro : Un mois après son adhésion, premier bilan économique pour la Bulgarie
Introduction
Le 1er janvier 2026, la Bulgarie devenait officiellement le 21e membre de la zone euro. Un mois plus tard, ce 30 janvier, les premiers indicateurs économiques tombent. Entre enthousiasme des investisseurs et inquiétudes de la population locale face à l'inflation, le passage au "Lev" à l'Euro est scruté de près par la Banque Centrale Européenne (BCE). Sofia réussit-elle son pari d'intégration monétaire ?
Stabilité des prix et surveillance étroite
La crainte majeure était une hausse brutale des prix, comme cela avait été observé en Croatie quelques années plus tôt. Pour l'instant, le gouvernement bulgare semble avoir maîtrisé la situation grâce à une campagne stricte de "double étiquetage" et des contrôles de prix sur les produits de première nécessité. L'inflation pour ce premier mois est restée contenue à +0,4 %, un chiffre jugé encourageant par Francfort.

L'effet "Aimant" pour les investissements étrangers
L'adoption de l'euro a déjà un impact visible sur la notation souveraine du pays. Les taux d'intérêt pour la dette bulgare ont chuté, et plusieurs grands groupes industriels allemands et français ont annoncé l'extension de leurs centres de services partagés à Sofia et Plovdiv. L'élimination du risque de change transforme la Bulgarie en un nouveau hub stratégique pour l'Europe de l'Est.
Le ressenti des citoyens
Sur place, l'accueil est mitigé. Si les jeunes actifs voient dans l'euro une facilitation pour voyager et consommer, les retraités craignent une érosion de leur pouvoir d'achat. Le gouvernement a promis une revalorisation exceptionnelle des pensions en février pour compenser les éventuels "arrondis" abusifs.
