Climat 2026 : Le "Grand Sabotage" de Donald Trump et le péril environnemental mondial
WASHINGTON – Un séisme environnemental vient d'être déclenché par la Maison-Blanche. Ce jeudi 12 février 2026, le président Donald Trump a signé l'abrogation du texte fondateur de 2009 qui permettait à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) de réguler les gaz à effet de serre. En qualifiant la crise climatique de « plus grande arnaque de l'histoire », le président américain vient de détricoter quinze ans de politiques de décarbonation.
L’abrogation du fondement juridique
Ce décret n'est pas qu'une simple déclaration politique ; c'est un sabotage technique du droit environnemental. En supprimant l'autorité de l'EPA, l'administration Trump facilite l'abrogation des normes d'émissions pour les camions, les voitures et les centrales thermiques. Pour le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, il s'agit d'une « trahison du peuple américain » qui sera contestée devant la Cour suprême.

Le retour massif aux énergies fossiles
La doctrine du « Tout-Pétrole » est de retour. L'administration encourage désormais les forages intensifs, y compris dans des zones protégées, au nom de la baisse des prix de l'énergie. Cependant, cet excès d'offre risque de se retourner contre les producteurs américains eux-mêmes, créant une instabilité sur les marchés mondiaux du brut. Sur OMONDO.INFO, les climatologues alertent : l'année 2025 ayant été la troisième plus chaude jamais enregistrée, ce revirement américain rend l'objectif de +1,5°C de l'Accord de Paris mathématiquement inatteignable.
L'impact géopolitique : L’Europe seule au front ?
Le retrait des États-Unis laisse un vide de leadership que la Chine et l'Union européenne tentent de combler. L'Europe, avec son Pacte Vert, risque de se retrouver désavantagée sur le plan de la compétitivité industrielle si elle ne met pas en place rapidement une taxe carbone aux frontières. En 2026, la lutte contre le réchauffement climatique est devenue une guerre commerciale larvée entre un bloc "vert" et une Amérique résolument "carbonée".
