Réchauffement Climatique : Le Groenland devient le nouveau centre névralgique de la dissuasion stratégique
L'île-continent au cœur d'une transaction mondiale
Le Groenland n'est plus seulement la sentinelle du climat ; c'est devenu le terrain d'une "crise de souveraineté" sans précédent. En ce début février 2026, les tensions entre le Danemark, les États-Unis et la Russie autour du contrôle de l'île ont atteint un pic. L'administration américaine, sous l'impulsion de Donald Trump, a relancé l'idée d'un "accord transactionnel" pour acquérir des bases militaires permanentes, invoquant la vulnérabilité du Canada et de l'Europe face aux nouvelles routes polaires russes. Le Groenland est désormais perçu comme le "porte-avions insubmersible" de l'Arctique.
Les terres rares : Le trésor sous la glace
La fonte accélérée de la calotte glaciaire révèle des gisements de terres rares (néodyme, praséodyme) essentiels à la transition énergétique mondiale. Celui qui contrôle le sous-sol groenlandais contrôle l'avenir des batteries électriques et des aimants haute performance. La Chine, via des investissements indirects, tente également de s'implanter, forçant l'OTAN à militariser la zone pour protéger ces ressources critiques. Le gouvernement autonome du Groenland, coincé entre ses velléités d'indépendance et le besoin de protection financière, joue une partition diplomatique périlleuse.

Une zone de friction militaire permanente
Des stations radar de nouvelle génération et des bases de drones sous-marins sont en cours d'installation le long des côtes groenlandaises. L'Arctique semble désormais divisé en blocs antagonistes, mettant fin à l'exception de paix qui régnait au pôle Nord. Pour Omondo.info, le cas du Groenland est l'exemple le plus frappant de la manière dont le changement climatique redessine les cartes de la guerre. Ce qui était autrefois un désert de glace est devenu le centre de gravité de la dissuasion nucléaire et technologique du XXIe siècle.
