Albanie et Monténégro : Les nouveaux favoris d'une adhésion à l'UE accélérée par la crise géopolitique
Bruxelles, 18 février 2026.
Le vent tourne dans les couloirs du Berlaymont. Ce qui semblait être un processus de plusieurs décennies est en train de s'accélérer brutalement. L'Albanie et le Monténégro sont désormais en pole position pour une adhésion à l'Union Européenne d'ici 2028. Omondo.info analyse pourquoi les Balkans sont devenus la priorité absolue des Vingt-Sept.
La fin de la "fatigue de l'élargissement"
La guerre prolongée en Ukraine a servi d'électrochoc. Laisser les Balkans occidentaux dans une zone grise diplomatique est désormais perçu comme un risque sécuritaire majeur. L'influence croissante de la Chine et de la Turquie dans la région a forcé Paris et Berlin à revoir leur position. Le Premier ministre albanais, Edi Rama, a d'ailleurs salué une "nouvelle clarté stratégique" de la part de l'exécutif européen.

Réformes structurelles et lutte contre la corruption
Cependant, l'adhésion n'est pas un chèque en blanc. Le Monténégro, déjà très avancé sur les chapitres économiques, doit encore prouver l'indépendance de son système judiciaire. Pour l'Albanie, le défi reste la lutte contre les réseaux de criminalité organisée. L'UE a conditionné le versement des fonds de pré-adhésion (environ 6 milliards d'euros) à des résultats concrets et vérifiables par des agences indépendantes.
L'impact sur l'équilibre européen
L'entrée de ces nouveaux membres déplacerait le centre de gravité de l'UE vers le Sud-Est. Cela poserait également la question de la réforme du vote à l'unanimité. Omondo.info souligne que l'Europe de demain sera plus vaste, mais sans doute plus complexe à gouverner, avec des intérêts nationaux de plus en plus divergents.
