Cisjordanie et Gaza : L'ONU face au Mur du Béton et à l'Érosion de la Solution à deux États
Le constat d'échec de New York
Pendant que Trump redessine la carte du monde à Davos, Antonio Guterres, le Secrétaire général de l'ONU, a pris la parole ce matin avec une gravité rare. Le rapport publié ce 17 février 2026 est un réquisitoire contre l'accélération de la colonisation en Cisjordanie. Selon les données satellitaires de l'ONU, les chantiers ont progressé de 15% en seulement deux mois, fragmentant le territoire palestinien de façon quasi irréversible. "La solution à deux États n'est plus une perspective, c'est un mirage qui s'efface", a martelé le diplomate.
Une réalité de terrain de plus en plus complexe
Sur le terrain, la situation est explosive. À Silwan et Jérusalem-Est, les ordres d'expulsion se multiplient, provoquant des heurts quotidiens. L'ONU dénonce un régime d'apartheid spatial où les infrastructures pour les colons étranglent les localités palestiniennes. À Gaza, malgré les promesses de reconstruction du BoP, deux millions de personnes vivent encore dans des ruines, dépendant d'une aide humanitaire qui peine à franchir des postes-frontières verrouillés.

L'impuissance du droit international
Ce dossier met en lumière la fracture béante entre le droit international et la Realpolitik. Alors que la Cour Internationale de Justice a rappelé l'illégalité des colonies, les sanctions internationales se font attendre, bloquées par les nouveaux jeux d'alliances. Pour les experts consultés par OMONDO.INFO, l'année 2026 pourrait marquer l'acte de décès officiel d'un processus de paix né à Oslo il y a plus de trente ans, laissant place à une gestion sécuritaire permanente et instable.
