Hong Kong : Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison, la fin définitive de la presse libre ?
Le verdict de la honte à West Kowloon
Ce lundi 9 février 2026, le tribunal de Hong Kong a rendu un verdict historique et accablant. Jimmy Lai, fondateur du journal prodémocratie Apple Daily, a été condamné à une peine totale de 20 ans de prison. Accusé de "collusion avec des forces étrangères" en vertu de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin en 2020, le magnat de 78 ans, dont la santé est jugée chancelante, risque de finir ses jours derrière les barreaux.
Un symbole de la résistance brisé par Pékin
Le procès, qualifié de "parodie de justice" par les organisations internationales, visait à punir l'un des critiques les plus virulents du Parti communiste chinois. Lai, détenteur d'un passeport britannique, a toujours refusé l'exil, choisissant de rester à Hong Kong pour porter la voix des manifestants de 2019. Sa condamnation envoie un signal glacial à ce qui reste de la société civile hongkongaise : l'ère de l'autonomie et de la liberté d'expression est définitivement révolue.

La réaction indignée de la communauté internationale
De Londres à Washington, les condamnations pleuvent. Le ministre britannique des Affaires étrangères a dénoncé une peine "politiquement motivée", tandis que des ONG comme Amnesty International appellent à des sanctions ciblées contre les juges impliqués. Pour Omondo.info, cette condamnation marque l'acte de décès officiel du principe "un pays, deux systèmes", enterrant les derniers espoirs d'une enclave démocratique en Chine continentale.
