L’Acier Vert de l’Outback : L’Alliance Historique entre Pékin et Canberra
Le 4 février 2026 marque la signature d'un traité commercial que beaucoup jugeaient impossible il y a encore deux ans. L’Australie et la Chine, après une décennie de gel diplomatique et de guerres douanières, ont scellé une alliance stratégique autour de la production d'acier décarboné. Ce n'est plus seulement une transaction de matières premières, mais une fusion technologique pour sauver l'industrie lourde de l'effondrement climatique.
L’hydrogène, nouveau ciment diplomatique
L'Australie possède le soleil et l'espace ; la Chine possède les infrastructures de transformation. En installant des unités d'électrolyse géantes directement sur les sites miniers de Pilbara, les deux géants transforment le minerai de fer en « fer pré-réduit » grâce à l'hydrogène vert, avant même son expédition. Cette méthode élimine le charbon à la source du processus sidérurgique. Pour OMONDO, cet accord est la preuve que l'urgence climatique peut forcer un pragmatisme géopolitique là où la diplomatie classique avait échoué.
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Un basculement de puissance
En décarbonant l'acier, l'Australie cesse d'être la simple « mine de l'Asie » pour devenir un hub énergétique de premier plan. Pour Pékin, c'est l'assurance de maintenir sa domination industrielle tout en respectant ses engagements de neutralité carbone. Cependant, cette alliance inquiète Washington, qui voit d'un mauvais œil cette dépendance mutuelle renforcée entre son principal allié océanien et son rival systémique.
