Minnesota : Trump joue l'apaisement après la "Bavure de Minneapolis" – Un tournant dans la gestion des troupes fédérales
Le pas de côté inattendu du "Law and Order"
Contre toute attente, le président Donald Trump semble avoir choisi la voie de la désescalade ce 27 janvier 2026. Après la mort tragique d'un civil lors d'une opération menée par des troupes fédérales au Minnesota, le ton belliqueux habituel a laissé place à une volonté de "dégel". Lors d'un entretien téléphonique avec le gouverneur du Minnesota et le maire de Minneapolis tôt ce matin, Trump a adopté une posture conciliante, marquant une rupture nette avec la rhétorique de confrontation des jours précédents.
Tom Homan en "Tsar du dialogue" : Une mission à haut risque
Pour stabiliser la situation, Washington a dépêché sur place Tom Homan, le "Border Czar". Sa mission, initialement perçue comme purement répressive, a été recalibrée : il s'agit désormais d'assurer la coordination entre les forces fédérales et locales pour éviter de nouvelles fusillades. Ce changement de cap intervient alors qu'un sondage Reuters/Ipsos révèle que 58 % des Américains estiment que les agents fédéraux sont allés "trop loin" dans leur répression. La rétrogradation discrète de certains hauts responsables de la Patrouille frontalière impliqués dans l'opération confirme cette volonté de donner des gages à l'opinion publique.

Les midterms en ligne de mire
Pourquoi une telle retenue ? Pour les analystes de Washington, Trump cherche à éviter que le Minnesota ne devienne le symbole d'une dérive autoritaire qui pourrait coûter cher aux Républicains lors des prochaines échéances électorales. En se présentant comme un "commandant en chef" capable de faire preuve de discernement et de justice, il tente de siphonner les critiques de l'opposition démocrate qui dénonce une militarisation illégale du maintien de l'ordre intérieur.
