Protection des mineurs : Le "Mur de Verre" de la CNIL et l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
L'infrastructure invisible de la puissance française
Derrière le nom de Globecast se cache l'un des actifs les plus stratégiques de l'opérateur historique Orange. Ce leader mondial de la gestion de solutions médias pour la télévision et la radio est aussi un acteur clé de la transmission de données par satellite et par fibre. Alors qu'Orange cherche à se désengager pour assainir ses comptes, l'État-Major de la Marine Nationale vient de mettre son veto. Pourquoi une telle tension pour une filiale de services médias ?
Les enjeux de la guerre sous-marine et spatiale
En 2026, les câbles sous-marins et les relais satellites sont les nerfs de la guerre. Globecast utilise des segments de bande passante qui sont partagés avec des canaux de communication militaires encryptés. Laisser un fonds d'investissement étranger (en l'occurrence singapourien) prendre le contrôle de Globecast, c'est offrir une fenêtre d'observation potentielle sur les flux de données de la défense française. Omondo.info a pu consulter une note confidentielle : la Marine craint des capacités d'interception ou de sabotage électronique en période de crise.

Le dilemme d'Orange : Rentabilité vs Souveraineté
Christel Heydemann, à la tête d'Orange, doit naviguer dans des eaux tumultueuses. Le groupe doit investir massivement dans la 6G et le "Cloud souverain" européen. La vente de Globecast devait rapporter près de 800 millions d'euros. Le blocage par le ministère des Armées force le gouvernement à chercher une solution alternative. Selon nos informations, l'idée d'un "consortium de défense" composé de Thales et de l'Agence de l'Innovation de Défense (AID) est sur la table.
Une tendance mondiale au protectionnisme technologique
Cette affaire n'est pas isolée. Partout en Europe, les gouvernements reprennent la main sur leurs champions télécoms. Omondo.info analyse cette tendance comme la fin de l'ère de la mondialisation naïve. En 2026, chaque "tuyau" numérique est considéré comme une frontière nationale. L'issue du dossier Globecast sera un test majeur pour la doctrine de souveraineté économique défendue par l'Élysée.
