Verdict à Séoul : Yoon Suk Yeol face à l'Histoire, le procès d'une insurrection ratée
Par la Rédaction d'Omondo.info Temps de lecture : 11 minutes | 1150 mots
Le crépuscule d’un président
Ce 19 février 2026, les yeux de l'Asie sont rivés sur le tribunal de district central de Séoul. L'ancien président Yoon Suk Yeol, dont la tentative de coup de force par l'instauration de la loi martiale en décembre 2024 avait plongé le pays dans le chaos, attend son verdict pour "insurrection" et "abus de pouvoir". Déjà condamné en janvier dernier à 5 ans de prison pour entrave à la justice, il risque aujourd'hui la prison à vie, voire la peine de mort — bien que non appliquée depuis 1997 en Corée du Sud — comme l'a requis le parquet spécial.
Le récit d'une nuit de folie
L'article d'Omondo.info revient sur les preuves accablantes présentées durant le procès : les enregistrements cryptés montrant que Yoon Suk Yeol avait ordonné à l'armée de bloquer l'Assemblée nationale pour empêcher un vote sur le budget. Sa défense, qui invoque une "mesure de salut public face aux forces pro-nord-coréennes", a été balayée par les témoignages de généraux ayant refusé de tirer sur les manifestants civils.

Un test pour la résilience démocratique
Au-delà de l'homme, c'est le système sud-coréen qui est jugé. Le verdict, attendu d'une minute à l'autre, marquera soit la fin définitive de l'ère des autocrates dans la péninsule, soit une cicatrice indélébile dans la jeune démocratie coréenne. Les partisans de Yoon, une minorité bruyante, manifestent encore devant la prison, dénonçant un "procès politique", tandis que la majorité réclame une sévérité exemplaire.
