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17 octobre 1961 : Macron qualifie de « crimes inestimables pour la République » le massacre des algériens

Le président français s’est rendu au pont de Bezons (Haut-de-Seine) le 16 octobre 2021 pour rendre hommage aux Algériens tués à cet endroit par la police, il y a 60 ans.

Après s’être entretenu avec les familles des victimes, Emmanuel macron a déposé une gerbe de fleurs sur les berges de la Seine où des centaines d’algériens avaient péri criblés de balles ou noyés par les forces de l’ordre française. Dans un communiqué, l’Elysée a qualifié de « crimes inexcusables », les actes perpétrés cette nuit du 17 octobre 1967, alors que la police de Paris était dirigée par Maurice Papon. Le communiqué ajoute que : « la France regarde son histoire avec lucidité et reconnait les responsabilités clairement établies ».  Après son engagement à participer à « trois journées commémoratives et emblématiques » de la guerre d’Algérie, le Président français participe au second hommage après celui du 25 septembre (journée nationale d’hommage aux Harkis).

En effet, dans la nuit du 17 octobre 1961, des manifestants algériens en provenance du bidonville de Nanterre et répondant à l’appel de la branche du Front de Libération Nationale (FLN) avaient été pris pour cible et noyés. Des corps ont été repêchés dans la Seine. Le bilan officiel avait été estimé à trois morts mais les historiens estiment à plusieurs dizaines, le nombre de morts.

Des évènements commémoratifs sont prévus ce jour notamment l’exposition d’une affiche de l’artiste Ernest Pignon-Ernest représentant les mains d’un noyé et des mots portant l’inscription : « un crime d’État, Paris le 17 octobre 1961 » sur la façade d’un immeuble.

Aretha OYOA

 

 

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