Droit du Travail : Le durcissement des contrôles sur les arrêts maladie en France
La lutte contre "l'absentéisme de confort"
Face à un déficit de la Sécurité sociale qui frôle les limites acceptables, le gouvernement français a lancé ce 5 janvier 2026 un dispositif de contrôle renforcé des arrêts de travail. L'objectif est de réduire la facture des indemnités journalières, qui a explosé de 15 % en deux ans. Désormais, l'utilisation de l'intelligence artificielle permet à l'Assurance Maladie de cibler les prescriptions jugées "statistiquement anormales".
Les nouvelles prérogatives des employeurs
La réforme permet aux entreprises de mandater plus facilement des médecins contrôleurs privés, dont les conclusions peuvent désormais entraîner la suspension immédiate des indemnités de l'employeur sans attendre l'avis du médecin-conseil de la Sécurité sociale. Pour les syndicats, cette mesure est une atteinte frontale à la présomption de bonne foi des salariés et une pression indue sur les médecins traitants.
Santé mentale au travail : Le grand oublié ?
Les détracteurs de la réforme soulignent que l'augmentation des arrêts maladie est souvent liée à l'épuisement professionnel (burn-out) et à la dégradation des conditions de travail. En durcissant les contrôles, le gouvernement risque de masquer les causes profondes du malaise au travail. En 2026, le débat sur l'absentéisme devient le miroir des tensions entre productivité économique et bien-être social.
