Santé Publique au Brésil : Face à 780 000 nouveaux cas de cancer, le système SUS au bord de la rupture
Le choc des chiffres : Une épidémie silencieuse
En ce 10 février 2026, le dernier rapport de l'Institut National du Cancer (INCA) résonne comme un cri d'alarme. Pour le triennat 2026-2028, le Brésil prévoit une explosion de l'incidence du cancer avec 781 000 nouveaux cas annuels. Si l'on exclut les cancers de la peau non-mélanome, ce sont plus de 500 000 Brésiliens qui seront frappés chaque année par des tumeurs malignes, plaçant la maladie au second rang des causes de mortalité nationale, juste derrière les pathologies cardiovasculaires.
L'analyse des causes : Envieillissement et disparités régionales
Le rapport souligne un paradoxe : si la mortalité prématurée recule grâce aux progrès thérapeutiques, l'incidence globale augmente à cause du vieillissement rapide de la population brésilienne. Les disparités sont criantes : alors que le sud du pays est massivement touché par les cancers de la prostate et du sein (liés aux modes de vie urbains), le nord peine à éradiquer le cancer du col de l'utérus, une pathologie pourtant évitable par la vaccination HPV et le dépistage précoce.

Le SUS face au défi du financement
Le ministre de la Santé, Alexandre Padilha, l'a affirmé : ces chiffres doivent guider les politiques publiques. Le système SUS (Système Unique de Santé) doit investir massivement dans la radiothérapie et l'accès aux médicaments biologiques de nouvelle génération. L'article explore les solutions de financement innovantes et l'importance cruciale du dépistage décentralisé pour éviter que le diagnostic ne tombe à un stade trop avancé, là où le coût humain et financier devient insupportable.
