Défense : L’OTAN face au "Bazooka" de Trump et le SCAF au bord de l’Explosion Stratégique
L’ultimatum de Washington : L'OTAN à 5 % ?
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump n'a cessé de pilonner les alliés européens. Ce 27 janvier, la pression atteint son paroxysme avec l'exigence américaine de voir les dépenses de défense passer à 5 % du PIB pour les membres de l'OTAN. C'est le "bazooka budgétaire" qui met l'Europe dos au mur. Alors que la France stagne péniblement à 2 %, cette exigence est perçue à Paris comme une tentative délibérée de forcer l'achat massif de matériel américain (notamment les F-35) au détriment des solutions souveraines.
Le SCAF : Le fleuron européen "au bord du néant"
Pendant que Trump pousse ses pions, le projet franco-allemand d'avion de combat du futur (SCAF) traverse sa plus grave crise depuis son lancement en 2017. Malgré les efforts d'Emmanuel Macron, les désaccords entre Dassault Aviation et Airbus sur le partage des tâches et la propriété intellectuelle semblent insolubles. L'Allemagne lorgne de plus en plus vers le programme concurrent britannique (GCAP), menaçant de faire exploser l'axe de défense Paris-Berlin.

L’Europe, premier client d’une Amérique hostile
Le paradoxe de 2026 est saisissant : alors que Trump multiplie les provocations, l'Europe achète "américain" comme jamais. 64 % des importations d'armes européennes proviennent désormais d'outre-Atlantique. Pour les partisans de l'autonomie stratégique, c'est un échec cuisant. Si le SCAF échoue cette année, l'Europe perdra non seulement sa capacité à produire un avion de 6e génération, mais elle actera sa dépendance technologique totale vis-à-vis des États-Unis pour les cinquante prochaines années.
