La Doctrine Monroe 2.0 : Le Retour du « Soft Power » Musclé de Washington en Amérique Latine
Deux siècles après sa formulation initiale, la Doctrine Monroe connaît en ce début d’année 2026 une résurgence inattendue sous une forme technologique et financière. Le sommet de Lima a mis en lumière une stratégie américaine agressive visant à évincer l'influence grandissante de Pékin dans son « arrière-cour ». Washington ne propose plus de simples traités de défense, mais un « New Deal numérique » et des investissements massifs dans l'extraction éthique du lithium.
Le duel des infrastructures
La bataille ne se joue plus sur le terrain idéologique du XXe siècle, mais sur celui de la connectivité. Face aux « Routes de la Soie » chinoises, les États-Unis déploient le plan Americas Connect, une constellation de satellites et de câbles sous-marins destinés à sécuriser les données du continent. Pour les intellectuels d'OMONDO, cette manœuvre interroge la marge de manœuvre des nations latines : peuvent-elles rester non-alignées alors que les deux géants exigent une loyauté technologique totale ?

La souveraineté en otage
Les capitales du Sud, de Brasilia à Bogota, observent ce retour de l’oncle Sam avec une méfiance polie. Si les capitaux américains sont les bienvenus pour financer la transition énergétique, le souvenir des interventions passées reste une plaie ouverte. En 2026, la Doctrine Monroe 2.0 se veut plus subtile, utilisant le levier de la dette verte et de la protection environnementale comme nouveaux instruments de contrôle géopolitique.
