Sommet de l’Énergie Nucléaire à Paris : La France, pilier de la souveraineté atomique européenne
Alors que les tensions géopolitiques mondiales redéfinissent les routes de l'énergie, Paris a accueilli ce 13 février un sommet crucial sur le nucléaire civil. Autour d'Emmanuel Macron, les dirigeants de dix pays européens ont scellé une alliance historique pour accélérer la construction de réacteurs de nouvelle génération.
L'offensive des petits réacteurs modulaires (SMR)
Le cœur des discussions a porté sur les SMR (Small Modular Reactors). La France, forte de son expertise industrielle, a présenté un plan d'exportation massif de cette technologie vers l'Europe de l'Est. Ces mini-centrales sont perçues comme la solution miracle pour décarboner l'industrie lourde sans dépendre du gaz naturel. L'investissement annoncé dépasse les 50 milliards d'euros à l'échelle continentale pour la période 2026-2035.

Un bras de fer politique avec Berlin
Si Paris exulte, l'ombre du désaccord allemand plane toujours. L'absence de représentants de haut niveau de Berlin souligne la fracture persistante au sein du couple franco-allemand sur la taxonomie verte. Pourtant, le réalisme économique semble donner raison à la France : avec des prix de l'électricité parmi les plus bas d'Europe, l'Hexagone devient un aimant pour les usines de batteries et les centres de données.
L’indépendance face à l'uranium russe
Un volet sécuritaire a également été abordé. Les signataires se sont engagés à diversifier leurs sources d'approvisionnement en uranium, en renforçant les partenariats avec le Kazakhstan, le Niger et le Canada, afin de couper tout lien résiduel avec les circuits de retraitement russes.
