Guerre en Ukraine : Le froid comme arme de destruction massive, les infrastructures énergétiques à l'agonie
Développement (Analyse de terrain) : En ce 7 février 2026, l'Ukraine traverse l'un des hivers les plus rigoureux de son histoire moderne. Avec des températures chutant jusqu'à -20°C à Kiev et Kharkiv, le pays fait face à une stratégie russe systématique : transformer le froid en une arme de guerre. Les bombardements massifs de ces dernières 24 heures ont visé avec une précision chirurgicale les sous-stations électriques et les réseaux de chauffage urbain, plongeant des millions de civils dans un noir glacial.
Un réseau électrique au bord de la rupture
Malgré l'héroïsme des réparateurs de l'ombre — ces techniciens qui interviennent sous les bombes — la capacité de production énergétique de l'Ukraine est désormais réduite à son strict minimum. Le gouvernement a instauré des rationnements drastiques, l'électricité n'étant disponible que deux à quatre heures par jour dans certaines régions. Les hôpitaux fonctionnent sur générateurs, mais le manque de carburant commence à se faire sentir. Pour le Kremlin, l'objectif est clair : briser le moral de la population civile pour forcer une capitulation que le front militaire n'a pas permis d'obtenir.

La résilience ukrainienne face au "Général Hiver"
Pourtant, la solidarité s'organise. Des "points d'invincibilité" (abris chauffés avec connexion satellite) fleurissent dans chaque quartier, devenant les nouveaux centres de la vie sociale. Les citoyens ukrainiens, désormais experts en "système D", multiplient les initiatives locales pour chauffer les logements et partager les ressources alimentaires. OMONDO.INFO souligne que cette crise humanitaire majeure nécessite un pont aérien énergétique immédiat de la part de l'Union européenne, sous peine de voir une catastrophe sanitaire sans précédent se produire avant le printemps.
