Le choc de la revalorisation de la Prime d’Activité : Panacée sociale ou aveu d’impuissance salariale ?
Un coup de pouce historique sous tension
En ce 29 janvier 2026, l'entrée en vigueur de la revalorisation de 50 euros de la prime d'activité marque un tournant dans la politique sociale du quinquennat. Destinée à soutenir trois millions de foyers, cette mesure vise à redonner de l'oxygène aux travailleurs de la "première ligne". Cependant, derrière l'effet d'annonce se cache une réalité plus complexe : l'incapacité des négociations de branches à imposer des hausses de salaires réelles au sein des entreprises.
La "smicardisation" de la France en question
Les économistes de l'OFCE tirent la sonnette d'alarme. En subventionnant le travail via des primes plutôt que par le salaire brut, l'État court-circuite le système de cotisations sociales. Ce modèle crée une "trappe à bas salaires" où l'employeur n'a plus d'intérêt à augmenter ses salariés, la prime d'activité venant compenser la stagnation. Cet article explore les mécanismes de cette dépendance aux aides publiques et interroge la viabilité d'un système où le travail ne suffit plus à vivre sans le béquillage de l'État.

Vers une réforme globale du coût du travail
Alors que l'inflation de 2025 a laissé des traces indélébiles sur le panier de la ménagère, ce "bonus" est accueilli avec soulagement par les bénéficiaires, mais avec cynisme par les syndicats. Nous analysons ici les scénarios de sortie de cette économie de la perfusion et les propositions émergentes pour une refonte totale de la fiscalité sur le travail en France.
