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Catastrophe à Madagascar : Le cyclone Gezani et l'urgence d'un bouclier climatique pour l'Océan Indien

Catastrophe à Madagascar : Le cyclone Gezani et l'urgence d'un bouclier climatique pour l'Océan Indien

L'apocalypse cyclonique sur la Grande Île Le bilan ne cesse de s'alourdir. Ce lundi 23 février 2026, Madagascar panse ses plaies après le passage dévastateur du cyclone Gezani, le plus puissant jamais enregistré dans l'Océan Indien avec des rafales atteignant 310 km/h. Les chiffres officiels parlent déjà de 59 morts, mais les zones isolées du sud de l'île, coupées du monde par des inondations bibliques, font craindre un bilan humain bien plus sombre. Pour Omondo.info, Gezani n'est pas qu'une statistique météorologique ; c'est le visage brutal de l'injustice climatique.

Gezani : Un monstre nourri par l'océan surchauffé

L'intensité de Gezani s'explique par une température de surface de la mer anormalement élevée dans le canal du Mozambique, dépassant les 31°C en ce début d'année 2026. Cette énergie thermique a permis au cyclone de passer d'une tempête tropicale à un ouragan de catégorie 5 en moins de 24 heures, un phénomène d'"intensification rapide" qui prend de court les systèmes d'alerte. Omondo.info a recueilli les témoignages de météorologues locaux : "Nous voyons des phénomènes que nos modèles ne peuvent plus prédire. La physique du climat a changé."

Une crise humanitaire sur une terre déjà exsangue

Madagascar subissait déjà une sécheresse endémique dans le Sud ; Gezani apporte maintenant trop d'eau, trop vite. Les rizières sont submergées, les stocks de semences détruits et les infrastructures sanitaires balayées. On estime à 250 000 le nombre de déplacés sans abri. La réponse internationale commence à s'organiser, mais le déploiement est lent. La France, via l'île de la Réunion et Mayotte, a activé la plateforme d'intervention régionale, mais les besoins en eau potable et en médicaments sont colossaux.

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Le plaidoyer pour un "Fonds de Pertes et Dommages" réel

Cette catastrophe remet sur le devant de la scène les promesses non tenues des dernières COP. Madagascar, qui émet moins de 0,01% du CO2 mondial, paie le prix fort pour le mode de vie des pays industrialisés. Omondo.info appelle à une activation immédiate et massive du fonds de compensation climatique. Sans un investissement massif dans la résilience des infrastructures (digues, habitats paracycloniques, systèmes de drainage), Madagascar et les îles voisines risquent de devenir inhabitables avant la fin de la décennie. Gezani est un cri d'alarme : le climat n'attend plus, et les victimes non plus.

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