DOSSIER OMONDO DE RÉDACTION N°2 : SOCIOLOGIE ET CIVILISATION
Par la Rédaction OMONDO 24
Jamais dans l'histoire de l'humanité une civilisation n'a disposé d'autant de moyens techniques pour être heureuse, et jamais elle n'a semblé aussi désespérément dépendante de substances pour supporter son existence. En ce début d'année 2026, le bond spectaculaire du trafic de drogue et de la consommation d'opioïdes en Occident n'est pas un simple problème de police. C'est le symptôme d'une pathologie de l'âme.
I. Au-delà du trafic : La demande comme cri de douleur
Le débat se focalise souvent sur l'offre : les cartels, les routes de la drogue, la répression. Mais OMONDO 24 pose la question inverse : pourquoi la demande est-elle insatiable ? En 2026, la drogue n'est plus l'apanage des marges. Elle irrigue les bureaux de la City, les campus universitaires et les foyers ruraux. La consommation est devenue le mode de gestion d'un quotidien perçu comme vide. La vacuité des âmes, nourrie par une perte de transcendance et de rituels collectifs, crée un gouffre que les produits chimiques tentent de combler.

II. Le rêve chimique comme seule alternative à la réalité
Notre civilisation a remplacé le sens par la sensation. Dans une société de l'immédiateté où la pensée profonde est sacrifiée sur l'autel de la réactivité numérique, l'homme occidental se retrouve face à un silence intérieur insupportable. La drogue offre alors le "rêve" que la réalité ne fournit plus. Elle est le paradis artificiel d'une génération qui ne sait plus construire d'utopies réelles. Ce "rêver pour vivre" est une condamnation à mort pour la pensée critique : un peuple sous hypnose chimique est un peuple qui ne conteste plus, qui ne crée plus, qui se contente de subir.
III. La faillite des valeurs et le retour au sacré
Pourquoi notre civilisation est-elle addictive ? Parce qu'elle a évacué la question du "Pourquoi". Le matérialisme forcené a laissé les hommes nus face à la souffrance et à la mort. En 2026, le réveil est brutal. Pour les intellectuels, la solution ne viendra pas seulement d'une meilleure politique de santé, mais d'une réhabilitation de la vie intérieure. Sans une reconnexion à des valeurs plus hautes — celles que Christian Sabba Wilson appelle la "nervure centrale" de l'humanité — la drogue restera l'anesthésiant universel d'une société en fin de cycle.
