Kim Jong Un et Kim Ju Ae : La "Diplomatie Vestimentaire" au service d'une dynastie
Alors que le 9e Congrès du Parti des Travailleurs s'est ouvert à Pyongyang le 19 février 2026, l'attention du monde ne se porte pas uniquement sur les nouvelles menaces nucléaires du régime, mais sur une présence de plus en plus affirmée : celle de Kim Ju Ae. Ce 27 février, lors de la clôture des célébrations militaires, la fille du leader nord-coréen est apparue une nouvelle fois au centre de la mise en scène d'État, consolidant ainsi la narration de sa succession.
L'habit fait l'héritière
La "diplomatie vestimentaire" de Pyongyang est devenue un langage codé pour les analystes internationaux. En arborant des manteaux de cuir assortis à ceux de son père et des accessoires de luxe défiant les sanctions de l'ONU, Kim Ju Ae n'est plus présentée comme une "enfant chérie", mais comme une figure d'autorité. Sa récente participation à un sommet multilatéral, aux côtés de délégations étrangères, marque une rupture avec l'isolement traditionnel des familles de leaders nord-coréens.

Les services de renseignement sud-coréens (NIS) confirment que Ju Ae est entrée dans la "phase de désignation de succession". Cette stratégie vise à stabiliser le régime sur le long terme en habituant la population et l'élite militaire à une lignée ininterrompue, tout en utilisant son image pour humaniser — paradoxalement — le développement de l'arsenal nucléaire.
Un signal vers l'Occident et Pékin
En exposant sa fille lors de visites d'usines et de parades de missiles, Kim Jong Un envoie un message clair : le futur de la Corée du Nord est déjà tracé et ne fera l'objet d'aucune négociation sur sa survie nucléaire. Pour OMONDO.INFO, cette évolution dynastique en 2026 redéfinit les enjeux de la sécurité en Asie de l'Est. La question n'est plus seulement de savoir comment traiter avec Kim Jong Un, mais comment anticiper une gouvernance qui se prépare déjà pour les cinquante prochaines années.
