Tension en Mer de Chine : Le retrait des troupes US d'Okinawa sous le feu des critiques
Ce 27 février 2026, la géopolitique de l’Indo-Pacifique vacille. L’annonce surprise par Washington d’un projet de redéploiement massif des forces américaines stationnées à Okinawa, au Japon, provoque une onde de choc à Tokyo, Taipei et Canberra. Alors que la Mer de Chine méridionale est le théâtre de manœuvres navales de plus en plus agressives, ce retrait partiel — justifié par l’administration américaine comme une "optimisation des ressources vers des bases mobiles" — est perçu par beaucoup comme un signal de désengagement.
Un vide sécuritaire redouté par les alliés
Depuis 1945, Okinawa constitue le pivot de la présence américaine en Asie. En 2026, face à une marine chinoise dont les capacités de projection dépassent désormais celles de la 7e flotte américaine dans certaines zones côtières, le maintien de ces bases est vital pour la dissuasion. Le gouvernement japonais, par la voix de son Premier ministre, a exprimé une "vive inquiétude", craignant que ce retrait n'encourage Pékin à durcir ses revendications sur les îles Senkaku et à accroître la pression sur Taïwan.

Les partisans de ce redéploiement arguent que les bases fixes d'Okinawa sont désormais vulnérables aux nouveaux missiles hypersoniques. Ils prônent une stratégie de "dispersion" où les troupes américaines seraient réparties sur des micro-bases aux Philippines, en Australie et sur des porte-avions de nouvelle génération. Pourtant, pour les analystes militaires, la symbolique du départ d'Okinawa pourrait briser la confiance des alliés dans le "parapluie sécuritaire" américain.
La réaction de Pékin : Une opportunité stratégique
À Pékin, les médias officiels commentent ce mouvement avec une satisfaction à peine voilée, y voyant la preuve de "l'inévitable déclin de l'hégémonie occidentale". Si les États-Unis retirent leurs forces terrestres, la Chine pourrait être tentée de tester la réactivité américaine par des blocus maritimes ou des incursions aériennes plus fréquentes. Pour OMONDO, ce pivot forcé marque un tournant historique : en 2026, la stabilité de l'Asie ne dépend plus uniquement de la puissance de feu américaine, mais de la capacité des nations asiatiques à former une coalition de défense autonome.
