Négociations à Oman : L'ultime chance d'un dégel entre Téhéran et Washington ?
Un dialogue sous haute tension
Les regards sont tournés vers Mascate. Ce vendredi 6 février, des délégations américaines et iraniennes doivent se rencontrer pour des pourparlers cruciaux, un événement que beaucoup jugeaient impossible il y a encore un mois. Ce "sommet de la dernière chance" intervient dans un climat de méfiance absolue : mardi dernier, la marine américaine a abattu un drone iranien s'approchant d'un porte-avions en Mer d'Arabie. Pourtant, la Maison Blanche maintient le rendez-vous.
L'impasse nucléaire et la contestation interne
L'expertise géopolitique d'OMONDO suggère que Téhéran cherche à négocier sur le nucléaire pour desserrer l'étau des sanctions économiques, tout en espérant faire oublier la contestation sociale qui gronde à l'intérieur du pays. Le guide suprême a été clair : les discussions doivent rester strictement limitées à la question atomique. Pas question de toucher au programme de missiles ou au soutien des proxys régionaux (Hezbollah, Houthis). C'est ici que le bât blesse : l'administration Trump exige désormais un accord "global" qui inclurait la fin du soutien aux milices chiites, une ligne rouge pour l'Iran.

Le spectre de la sanctuarisation nucléaire
Washington craint qu'une République Islamique dotée de l'arme nucléaire ne devienne intouchable militairement, rendant vaine toute tentative d'intervention en faveur des mouvements pro-démocratie iraniens. La stratégie américaine oscille entre la force (frappes préventives évoquées par certains conseillers) et la diplomatie transactionnelle. Oman, médiateur historique, joue sa crédibilité sur cette rencontre. Un échec à Mascate pourrait ouvrir la voie à une escalade militaire sans précédent dans le détroit d'Ormuz.
