Pourquoi les bancs de l'Éducation Nationale restent vides en janvier 2026
Le paradoxe de la revalorisation
Malgré une nouvelle hausse de salaire de 10% entrée en vigueur ce 1er janvier 2026, le ministère de l'Éducation fait face à un chiffre alarmant : 25% des postes aux concours de recrutement n'ont pas trouvé preneurs pour la session de printemps. En ce 23 janvier, OMONDO enquête sur les raisons de ce désamour profond qui dépasse la simple question financière.
Le mal-être des enseignants : Au-delà du bulletin de paie
Pour les professeurs que nous avons rencontrés dans les lycées de la banlieue parisienne, le problème est structurel. "On nous demande d'être des assistants sociaux, des psychologues et des experts en sécurité, tout en gérant des classes de 30 élèves", confie Marc, professeur de mathématiques depuis 15 ans. En 2026, la charge administrative et la gestion de la discipline pèsent plus lourd que l'enseignement lui-même. La numérisation forcée de 2025 a également créé une surcharge mentale, les enseignants étant désormais sollicités 24h/24 par les parents via les plateformes numériques.

Vers une refonte du métier ?
Les experts en sciences de l'éducation suggèrent que pour sauver l'école, il faut redéfinir la mission de l'enseignant. Moins de verticalité, plus de temps de préparation collaborative et, surtout, une protection juridique renforcée face aux pressions extérieures. Sans un changement radical de culture institutionnelle d'ici la fin 2026, l'école républicaine risque de devenir un système à deux vitesses, où le privé aspirera les derniers talents.
