Brésil (El Globo) : La montée des tensions frontalières face à la crise migratoire vénézuélienne
L'onde de choc de Caracas à Brasilia
La chute de l'ancien régime à Caracas n'a pas arrêté le flux migratoire, bien au contraire. Craignant une période d'anarchie prolongée, des milliers de Vénézuéliens continuent de traverser la frontière vers l'État brésilien de Roraima. Le président Lula, malgré sa volonté d'afficher une solidarité régionale, est sous la pression de son opinion publique et des autorités locales qui crient à l'effondrement des services publics de santé et de sécurité.
L'expertise sociopolitique : Un défi de cohabitation
Dans des villes comme Boa Vista, la densité de population a augmenté de 30% en deux ans. Les experts d'OMONDO rapportent des tensions croissantes entre les résidents locaux et les nouveaux arrivants pour l'accès aux emplois informels. Le gouvernement brésilien a déployé l'armée dans le cadre de l'opération Acolhida (Accueil), mais les ressources s'épuisent. L'analyse montre que le Brésil ne peut plus supporter seul ce fardeau humanitaire et appelle à une conférence des donateurs internationaux pour stabiliser la zone frontalière.

Sécurité et criminalité transfrontalière
Le vide de pouvoir au Venezuela a profité aux gangs criminels comme le Tren de Aragua, qui tentent d'étendre leur influence sur le territoire brésilien en contrôlant les routes de passage. La police fédérale brésilienne multiplie les opérations pour démanteler ces réseaux de traite d'êtres humains. Pour le Brésil, la stabilité du Venezuela n'est pas qu'un enjeu diplomatique, c'est une question de sécurité intérieure immédiate. La réussite de la transition à Caracas est la seule clé pour désamorcer cette bombe à retardement sociale
