Crise Humanitaire : Le drame des migrants en Gambie, l'échec des politiques de l'UA
Le naufrage de l'espoir au large de Banjul
Un nouveau drame a endeuillé les côtes africaines ce week-end. Un bateau transportant plus de 200 personnes tentant de rejoindre les îles Canaries a sombré au large de la Gambie. Le bilan provisoire est de 140 disparus. Ce drame illustre la persistance des routes migratoires périlleuses malgré les annonces de coopération entre l'Union européenne et les pays d'origine. La pauvreté et l'instabilité politique continuent de jeter la jeunesse africaine sur des barques de fortune.
L'impuissance de l'Union Africaine (UA)
Les critiques se multiplient contre l'UA, incapable de proposer des solutions de développement concrètes qui fixeraient les populations sur place. La gestion de la crise migratoire est trop souvent déléguée à des accords de sécurité avec l'Europe, au détriment d'une véritable stratégie humaine. Les survivants du naufrage de Banjul témoignent du manque de perspectives économiques totales dans leurs pays d'origine, rendant le risque de mort en mer plus acceptable que le désespoir à terre.

Vers une réforme des droits de passage
Ce drame relance le débat sur la libre circulation en Afrique et la création de corridors migratoires sécurisés. En 2026, la migration ne peut plus être traitée uniquement comme un problème de police des frontières, mais comme une faillite morale et économique globale qu'il est urgent d'adresser.
