Lula et Trump : Une rencontre prévue en mars pour discuter des minerais critiques et terres rares
Le sommet improbable de Mar-a-Lago
L'annonce a fait l'effet d'une bombe diplomatique : le président socialiste brésilien Lula rencontrera Donald Trump (en campagne ou en fonction selon le contexte politique US de 2026) en mars prochain. L'ordre du jour ? Le contrôle des gisements de lithium et de terres rares, ces composants indispensables à la transition numérique et automobile. Le Brésil, possédant l'une des plus grandes réserves mondiales, se retrouve au centre d'une partie d'échecs entre Washington et Pékin.
Le Brésil, nouvel arbitre de la tech mondiale
Lula joue une carte audacieuse : utiliser les ressources naturelles du Brésil non plus comme une simple matière première à exporter, mais comme un levier de souveraineté. L'idée est d'imposer aux entreprises américaines une transformation locale de ces minerais. Trump, fidèle à sa doctrine "America First", voit dans le Brésil un partenaire stratégique pour réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis de la Chine, qui contrôle actuellement 80 % de la chaîne de valeur des terres rares.

Un équilibre géopolitique précaire
Cette rencontre interroge sur la position du Brésil au sein des BRICS. En se rapprochant des États-Unis sur les minerais critiques, Lula risque de froisser ses partenaires chinois. Cependant, pour l'économie brésilienne en quête de devises, l'attrait des investissements massifs promis par Washington est irrésistible. Cet article décrypte les enjeux industriels de ce "deal" du siècle qui pourrait redéfinir les routes de l'innovation pour les vingt prochaines années.
