Carnaval de Rio 2026 : Entre ferveur populaire et nouveau combat pour la protection animale
Le Sambodrome s'éveille sous le signe de la conscience Ce lundi 16 février 2026, Rio de Janeiro vibre au rythme de la compétition officielle du "Groupe Spécial". Si les plumes et les paillettes saturent l'espace visuel, une thématique inédite s'est imposée cette année dans les colonnes d'El Globo : la protection animale. Le "Carnaval des Mascottes", qui a ouvert les festivités ce week-end, n'est plus seulement un défilé folklorique de chiens déguisés, mais le point d'orgue d'un mouvement national exigeant l'interdiction de l'utilisation d'animaux vivants dans les chars allégoriques et une sensibilisation accrue à la préservation de la faune amazonienne. Pour OMONDO.INFO, le plus grand spectacle de la terre opère sa mue éthique.
De l'exploitation à l'hommage : la fin d'une ère Pendant des décennies, le Carnaval a été critiqué pour l'utilisation parfois brutale de chevaux ou d'animaux exotiques lors des parades. En 2026, un tournant a été pris. Les écoles de samba les plus prestigieuses, comme Portela ou Beija-Flor, ont remplacé les êtres vivants par des animatroniques d'un réalisme saisissant, conçus par des ingénieurs de São Paulo. Ce choix n'est pas seulement technologique ; il répond à une pression croissante de la jeunesse brésilienne. "Le carnaval doit célébrer la vie, pas l'assujettir", martèle un éditorialiste d'El Globo. Cette transition vers un divertissement sans souffrance animale devient un argument marketing majeur pour attirer un tourisme international de plus en plus soucieux de son impact éthique.

L'Amazonie au cœur des battements de tambour Plusieurs écoles ont choisi pour thème la "Voix de la Forêt". Le défilé devient un acte politique dénonçant la déforestation et honorant les espèces menacées comme le jaguar ou l'ara bleu. Les costumes eux-mêmes sont désormais fabriqués à partir de fibres recyclées et de matériaux biodégradables, abandonnant les plastiques polluants des années passées. OMONDO.INFO souligne que cette politisation du Carnaval montre que la culture populaire est le vecteur le plus efficace pour la transition écologique au Brésil. Rio ne se contente plus de danser ; elle chante pour la survie de sa biodiversité.
